Renault affiche cinq voitures électriques en location longue durée avec des mensualités comprises entre 120 et 260 euros. Ces montants supposent toutefois un premier loyer majoré pouvant atteindre 4 200 euros et l’obtention d’une prime dont le niveau dépend des revenus. Sur 37 mois, la dépense réelle s’éloigne donc fortement du chiffre mis en avant dans les publicités.
Les offres concernent la Twingo E-Tech électrique, la Renault 5, la Renault 4, la Mégane E-Tech électrique et le Scénic. Elles portent sur une location longue durée de 37 mois limitée à 30 000 kilomètres, sous réserve d’acceptation du financement par DIAC. Les commandes doivent être passées entre le 1er juillet et le 31 août 2026 dans le réseau Renault participant. La Mégane et le Scénic sont proposés dans la limite des stocks disponibles.
Le premier versement efface l’effet du petit loyer
La mensualité mise en avant ne s’applique pas au premier versement. Celui-ci atteint 2 000 euros pour la Twingo, 2 700 euros pour la Renault 5, 3 100 euros pour la Renault 4 et 4 200 euros pour la Mégane comme pour le Scénic.
Il s’agit d’un premier loyer majoré, et non d’un apport permettant d’acquérir une partie du véhicule. En location longue durée, le conducteur paie pour utiliser la voiture pendant la période prévue, puis doit normalement la restituer.
En additionnant ce premier versement aux 36 loyers d’appel affichés, la somme indicative atteint 6 320 euros pour la Twingo, 8 820 euros pour la Renault 5, 9 940 euros pour la Renault 4, 12 120 euros pour la Mégane et 13 560 euros pour le Scénic.
| Version servant au loyer d’appel | Premier loyer majoré | Loyer mensuel | Somme indicative sur 37 mois | Moyenne mensuelle indicative |
|---|---|---|---|---|
| Twingo Evolution 80 ch | 2 000 € | 120 € | 6 320 € | 171 € |
| Renault 5 Evolution 120 ch | 2 700 € | 170 € | 8 820 € | 238 € |
| Renault 4 Evolution 120 ch | 3 100 € | 190 € | 9 940 € | 269 € |
| Mégane Techno 220 ch, gamme 2025 | 4 200 € | 220 € | 12 120 € | 328 € |
| Scénic Techno 220 ch grande autonomie | 4 200 € | 260 € | 13 560 € | 366 € |
La Twingo annoncée à 120 euros par mois représente ainsi une dépense moyenne indicative d’environ 171 euros une fois le premier loyer réparti sur toute la durée. Pour le Scénic, le loyer de 260 euros correspond à une moyenne proche de 366 euros.
Ces calculs reposent sur les loyers d’appel visibles sur les pages Renault. Ils ne constituent pas un échéancier contractuel. Les mentions détaillées mettent surtout en avant les mensualités des configurations illustrées, souvent plus équipées. Le devis doit donc confirmer le montant exact des 36 loyers correspondant à la version commandée.
Les cinq véhicules ne sont pas équivalents en autonomie, en puissance, en espace intérieur ou en équipement. Le tableau compare seulement leurs montages financiers.
Les voitures montrées sur les pages Renault coûtent jusqu’à 4 752 euros de plus
Les véhicules illustrés sur les pages commerciales ne correspondent pas toujours aux versions permettant d’obtenir les loyers les plus bas.
La Twingo Techno 80 ch présentée avec des options est annoncée à 181 euros par mois, contre 120 euros pour la version Evolution servant d’accroche. Sur 36 échéances, cet écart représente 2 196 euros.
Pour la Renault 5, le tarif de 170 euros concerne une version Evolution 120 ch à autonomie urbaine. La configuration Iconic cinq 150 ch affichée à 302 euros par mois ajoute 4 752 euros sur la durée.
La Renault 4 Evolution 120 ch sert de base à l’offre à 190 euros. La version Techno 150 ch présentée à 301 euros entraîne un supplément de 3 996 euros sur les 36 mensualités.
La Mégane E-Tech électrique étudiée appartient à la gamme 2025 encore disponible sur stock. Sa version Techno 220 ch est annoncée à partir de 220 euros, tandis que la configuration Esprit Alpine illustrée atteint 303 euros. La différence représente 2 988 euros. Cette offre ne doit pas être confondue avec la Nouvelle Mégane, dont le lancement commercial est préparé séparément.
Le Scénic Techno 220 ch grande autonomie est proposé à partir de 260 euros. Le modèle présenté avec le pack Esprit Alpine et le toit panoramique Solarbay atteint 391 euros, soit 4 716 euros supplémentaires sur 36 loyers.
| Modèle | Loyer d’appel | Configuration présentée | Écart mensuel | Écart sur 36 loyers |
|---|---|---|---|---|
| Twingo | 120 € | 181 € | 61 € | 2 196 € |
| Renault 5 | 170 € | 302 € | 132 € | 4 752 € |
| Renault 4 | 190 € | 301 € | 111 € | 3 996 € |
| Mégane | 220 € | 303 € | 83 € | 2 988 € |
| Scénic | 260 € | 391 € | 131 € | 4 716 € |
La différence ne provient pas d’une hausse appliquée au même véhicule. Elle s’explique par la finition, la puissance, la batterie, la peinture et les options ajoutées. Le nom complet de la configuration inscrite sur le devis doit donc correspondre à celle que le client pense avoir choisie.
La prime maximale n’est pas accessible à tous les ménages
Les premiers loyers annoncés sont calculés après déduction d’une prime « Coup de pouce Véhicules particuliers électriques », financée dans le cadre des certificats d’économies d’énergie.
Pour la Twingo, la Renault 5 et la Renault 4, Renault publie trois niveaux de prime : 3 620, 4 830 ou 6 180 euros selon les revenus. Pour la Mégane et le Scénic, dont le véhicule et la batterie répondent aux critères de fabrication européenne, les montants annoncés atteignent 4 830, 6 030 ou 8 240 euros.
Les premiers loyers utilisés dans les publicités reposent sur le niveau maximal. Un ménage relevant d’une tranche inférieure peut donc recevoir une proposition financière différente, avec un premier versement ou des mensualités plus élevés.
Dans les offres étudiées, Renault présente la prime comme déjà déduite du premier loyer majoré. Le devis ou le contrat doit faire apparaître le montant réellement retenu pour le foyer.
Le dispositif concerne l’achat ou la location d’au moins 24 mois d’un véhicule électrique neuf remplissant les conditions d’éligibilité. Il ne peut pas être cumulé avec le leasing social.
Le forfait de 30 000 kilomètres cible surtout les petits rouleurs
Les cinq contrats autorisent 30 000 kilomètres sur 37 mois, soit environ 9 730 kilomètres par an. Ce plafond peut convenir à un conducteur utilisant principalement sa voiture en ville ou pour des trajets courts. Il devient plus contraignant pour une personne parcourant quotidiennement de longues distances.
Le tarif du kilomètre supplémentaire n’apparaît pas dans le loyer d’appel. Il doit être inscrit dans le contrat, au même titre que les frais susceptibles d’être facturés lors de la restitution.
Une carrosserie abîmée, des jantes détériorées, un habitacle fortement dégradé ou une restitution tardive peuvent entraîner une facturation lorsque les dommages dépassent l’usure normale définie par le contrat.
Les trois années de garantie et d’assistance annoncées par Renault ne signifient pas nécessairement que l’entretien courant est compris. Les révisions, les pièces d’usure ou certains services peuvent rester à la charge du locataire.
L’assurance, la recharge et l’installation d’un équipement à domicile doivent également être ajoutées au budget. Renault affiche une prise renforcée installée à partir de 499 euros pour la Twingo et une borne à partir de 999 euros pour les autres modèles étudiés. Le montant final dépend toutefois du logement et des travaux nécessaires.
Le devis, et non le loyer affiché, fixe la dépense réelle
Avant de s’engager, le document contractuel doit faire apparaître la version exacte du véhicule, le premier loyer majoré, le montant des 36 échéances, la prime réellement accordée et le kilométrage autorisé.
Le prix du kilomètre supplémentaire, les prestations d’entretien, les règles de restitution et les conséquences d’une résiliation anticipée doivent aussi être chiffrés. Une sortie avant le terme peut entraîner des pénalités, voire le paiement d’une partie des loyers restant à courir selon le contrat.
Parmi les montants d’appel étudiés, la Twingo conduit à la somme indicative la plus basse. Cela ne suffit pas à la rendre plus intéressante que les autres modèles, qui ne répondent pas aux mêmes besoins. Un véhicule moins cher mais trop petit, doté d’une autonomie insuffisante ou soumis à un kilométrage inadapté peut rapidement devenir un mauvais choix.
La mensualité publicitaire constitue seulement le chiffre le plus visible de l’offre. La décision doit reposer sur l’échéancier complet, la prime effectivement obtenue et les frais pouvant apparaître pendant ou à la fin des 37 mois.

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