Une box internet consomme en moyenne 9,1 watts lorsqu’elle fonctionne sans usage actif, Wi-Fi allumé, selon l’Arcep. Au tarif réglementé de l’électricité retenu dans ces calculs, cette consommation représente environ 16 euros par an. Décodeur TV et répéteur Wi-Fi peuvent cependant alourdir davantage la facture, tandis que couper uniquement le Wi-Fi pendant la nuit ne permet d’économiser qu’environ un euro par an.
Une box internet fonctionne rarement seule dans un logement. Décodeur TV, répéteur Wi-Fi, boîtier fibre ou équipements connectés peuvent rester alimentés en permanence avec elle. Pris séparément, ces appareils représentent quelques euros ou quelques dizaines d’euros d’électricité par an. Additionnés, leur poids devient plus visible.
Selon l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep), le parc français de box internet et de décodeurs TV a consommé 3,4 TWh d’électricité en 2024, soit 3 % de moins qu’un an auparavant. Ce volume représente cinq fois la consommation électrique des réseaux fixes.
Une box consomme 9,1 W en moyenne, mais les écarts sont importants
Les mesures publiées par l’Arcep donnent une consommation moyenne de 9,1 watts pour une box fonctionnant sans usage actif, avec le Wi-Fi allumé. Selon les modèles étudiés, la puissance mesurée s’étend toutefois de 3,3 W à 25 W.
La génération de l’équipement compte donc davantage qu’une comparaison entre opérateurs. Les appellations Freebox, Livebox, Bbox ou SFR Box recouvrent plusieurs modèles, avec des caractéristiques différentes. La présence d’un boîtier fibre externe, d’un disque dur intégré ou de technologies Wi-Fi plus récentes contribue également aux écarts observés.
Le parc français est loin de se limiter aux box. L’Arcep mesure en moyenne 7,4 W pour un décodeur TV en fonctionnement et 4,1 W en veille. Un répéteur Wi-Fi atteint pour sa part 5,6 W en fonctionnement sans sollicitation.
Environ 16 euros par an pour une box moyenne au tarif du 1er août 2026
Le calcul annuel repose sur le fonctionnement continu d’un équipement pendant 8 760 heures. Avec un prix de 0,2001 euro TTC par kilowattheure, correspondant à la grille du Tarif Bleu d’EDF applicable depuis le 1er août 2026 en option Base 3 ou 6 kVA, une box de 9,1 W consomme environ 79,7 kWh sur douze mois. La dépense atteint alors 15,95 euros, soit environ 1,33 euro par mois. La Commission de régulation de l’énergie permet de replacer ce tarif réglementé dans son contexte.
Le décodeur TV peut représenter une dépense proche. S’il restait actif 24 heures sur 24, sa consommation moyenne de 7,4 W équivaudrait à 64,8 kWh par an, soit environ 12,97 euros. Maintenu uniquement en veille à 4,1 W, il atteindrait 35,9 kWh et environ 7,19 euros.
Un répéteur Wi-Fi fonctionnant continuellement à la moyenne de 5,6 W représente environ 49,1 kWh annuels, soit environ 9,82 euros. Le cumul d’une box moyenne et d’un décodeur actif sans interruption atteindrait 144,5 kWh et environ 28,93 euros par an. Ce dernier calcul constitue un scénario maximal, le décodeur n’étant généralement pas utilisé jour et nuit.
Les moyennes et les mesures utilisées pour ces estimations sont détaillées dans le rapport complet « Pour un numérique soutenable » publié par l’Arcep.
Quatre heures de télévision par jour portent l’ensemble à environ 24,10 euros
Une utilisation quotidienne du décodeur donne une estimation plus proche des usages courants. Avec quatre heures de fonctionnement à 7,4 W et vingt heures de veille à 4,1 W chaque jour, le décodeur consomme environ 40,7 kWh sur une année.
Au prix de l’électricité retenu dans l’article, cette consommation représente environ 8,15 euros. Une fois ajoutés les 15,95 euros associés à la box moyenne, l’ensemble atteint environ 24,10 euros par an, soit légèrement moins de 2 euros par mois.
La présence de plusieurs équipements peut modifier sensiblement ce total. Un second décodeur ou un répéteur Wi-Fi alimenté en permanence ajoute sa propre consommation, même lorsqu’il est peu utilisé. À l’échelle d’un logement équipé de plusieurs boîtiers, les appareils périphériques peuvent donc peser autant que la box elle-même.
Couper le Wi-Fi huit heures par nuit économise près d’un euro par an
L’Arcep estime que la désactivation du Wi-Fi réduit en moyenne la puissance consommée par une box d’environ 1,8 W, soit près de 20 % de sa consommation moyenne.
Une désactivation permanente représenterait théoriquement 15,8 kWh économisés sur un an, soit environ 3,16 euros avec le tarif utilisé pour ces calculs. Sur une plage limitée à huit heures chaque nuit, l’économie tombe à environ 5,3 kWh par an, soit environ 1,05 euro. Cette démarche rejoint les recommandations de l’ADEME pour réduire la consommation d’électricité des appareils laissés inutilement actifs.
L’extinction complète de la box produit un écart plus marqué. Pour une box consommant 9,1 W, une coupure huit heures par jour correspond théoriquement à une économie proche de 5,32 euros sur l’année.
Cette coupure prive cependant le logement des services qui reposent sur la connexion. Le téléphone fixe relié à la box devient indisponible, tout comme certains équipements connectés. Une caméra, une alarme, un thermostat, une centrale domotique, un NAS ou un serveur personnel peuvent perdre leur accès au réseau pendant la période d’arrêt.
Orange, Free et SFR proposent des modes de veille sur certains équipements
Les possibilités de programmation varient d’une génération de box à l’autre. Orange indique que les Livebox 6, Livebox 7 et Livebox S proposent plusieurs niveaux de veille dans leur mode éco. L’opérateur précise que certains équipements nécessitant une connexion permanente, notamment des dispositifs de surveillance, risquent alors de ne plus fonctionner normalement.
Free permet aux utilisateurs de la Freebox Ultra de programmer soit la mise en veille du Wi-Fi, soit celle de la box. La seconde option a des conséquences plus larges : la ligne téléphonique et les équipements reliés en Ethernet sont également coupés pendant la veille totale.
SFR propose un mode Eco sur la SFR Box 10+, programmable depuis l’application SFR & Moi. Une connexion Wi-Fi en 2,4 GHz reste active, avec des performances réduites. SFR précise qu’un décodeur TV connecté en Wi-Fi risque d’être déconnecté lorsque ce mode s’active.
Bouygues Telecom documente également des paramètres de veille automatique et d’économie d’énergie pour certains décodeurs TV Bbox. Son assistance présente notamment les réglages de veille du décodeur TV ainsi que les paramètres d’économie d’énergie disponibles sur certains décodeurs Bbox. Les possibilités dépendent du modèle installé chez l’abonné.
Remplacer une box uniquement pour quelques watts économisés n’est pas toujours pertinent
Les équipements récents affichent souvent une consommation électrique inférieure à celle de certains anciens modèles, selon les observations de l’Arcep. Leur remplacement entraîne cependant la fabrication d’un nouvel appareil, avec son propre impact environnemental.
Une différence de quelques watts ne suffit donc pas nécessairement à justifier le changement d’une box encore fonctionnelle. Une box ancienne, instable, particulièrement énergivore ou devenue inadaptée aux besoins du logement constitue un cas différent, notamment lorsque l’opérateur propose un remplacement sans frais dans le cadre d’une évolution d’offre.
Dans un logement équipé d’une alarme, d’un téléphone fixe indispensable ou de services connectés permanents, la coupure totale de la box peut interrompre des fonctions utiles. Les économies les plus accessibles se situent alors davantage du côté d’un décodeur TV maintenu inutilement actif, d’un répéteur devenu superflu ou d’une programmation du Wi-Fi compatible avec les usages du foyer.
Calculs vérifiés le 31 août 2026 : puissances moyennes issues de l’Arcep ; prix du kilowattheure du Tarif Bleu Base 3 ou 6 kVA applicable depuis le 1er août 2026. Les montants sont arrondis et ne constituent pas une mesure de votre équipement.

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