Depuis le 1er juin 2026, le SMIC horaire brut est fixé à 12,31 €, soit 1 867,02 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires. Le relèvement de 2,41 % ajoute 43,99 € brut par mois par rapport au montant de janvier. Le net mensuel indicatif publié par le Gouvernement atteint 1 477,93 €, mais le montant réellement versé dépend des cotisations et de la situation du salarié.
Dernière mise à jour éditoriale : 30 août 2026. Les montants ci-dessous sont ceux applicables depuis le 1er juin 2026.
L’arrêté du 22 mai fixe le nouveau montant depuis le 1er juin
L’arrêté du 22 mai 2026 porte le SMIC horaire brut de 12,02 € à 12,31 € à compter du 1er juin. Il fixe également le minimum garanti à 4,35 €.
Cette hausse résulte du mécanisme d’indexation prévu par le Code du travail. Le ministère du Travail confirme un montant mensuel brut de 1 867,02 € sur la base de 35 heures hebdomadaires.
Il ne s’agit donc plus d’une estimation : ces montants constituent le minimum légal applicable aux heures travaillées depuis le 1er juin 2026 dans les territoires concernés.
Le gain atteint 43,99 € brut par mois à temps plein
Le SMIC mensuel brut passe de 1 823,03 € à 1 867,02 € pour 35 heures par semaine, soit 43,99 € supplémentaires sur un mois complet. Sur douze mois pleins au nouveau niveau, l’écart brut atteint 527,88 €.
Le net mensuel indicatif passe de 1 443,11 € à 1 477,93 €, soit 34,82 € de différence. Le bulletin peut toutefois afficher un montant net différent en raison de la complémentaire santé, d’avantages en nature, de retenues ou d’autres éléments propres au salarié.
La comparaison doit porter sur une durée identique et sur les heures réellement rémunérées. Le taux horaire brut de 12,31 € demeure le repère le plus direct pour contrôler la base de calcul.
À Mayotte, le SMIC atteint 9,56 € brut de l’heure
Depuis le 1er juin 2026, le SMIC applicable à Mayotte est fixé à 9,56 € brut de l’heure, soit 1 449,93 € brut par mois pour 35 heures hebdomadaires. Le montant antérieur était de 9,33 € brut de l’heure et de 1 415,05 € brut par mois.
Les calculs réalisés avec le taux métropolitain de 12,31 € ne doivent donc pas être transposés à Mayotte.
Temps plein, mi-temps ou 24 heures : le gain reste proportionnel
Les 43,99 € brut mensuels correspondent à un salarié payé exactement au SMIC sur une base de 35 heures hebdomadaires pendant un mois complet.
À mi-temps, l’écart théorique est d’environ 22 € brut par mois. Pour 24 heures par semaine, il atteint environ 30,16 € brut. Ces ordres de grandeur doivent être recalculés avec la durée mensualisée inscrite au contrat et les heures effectivement payées.
Les apprentis, les salariés en contrat de professionnalisation et certains salariés mineurs relèvent de pourcentages ou d’abattements spécifiques. La hausse du SMIC relève leur base de calcul sans produire nécessairement le même montant que pour un salarié majeur au taux plein.
Un salaire supérieur au nouveau SMIC n’augmente pas mécaniquement de 2,4 %
La revalorisation relève le minimum légal que l’employeur doit respecter. Un salarié actuellement rémunéré exactement au SMIC doit donc bénéficier du nouveau taux à compter de son entrée en vigueur.
La situation diffère lorsque la rémunération se situe déjà au-dessus du futur minimum. Un salarié payé 1 900 euros brut par mois, par exemple, ne bénéficie pas nécessairement d’une augmentation de 2,4 % si son salaire reste supérieur au nouveau plancher fixé à 1 867,02 euros brut.
Une hausse peut néanmoins résulter du contrat de travail, d’un accord d’entreprise ou de la convention collective applicable. Le relèvement légal du SMIC, pris isolément, n’impose pas une augmentation uniforme à tous les salariés situés au-dessus du minimum.
Cette mécanique peut également créer un décalage avec certaines grilles conventionnelles. Lorsqu’un premier niveau de rémunération prévu par une branche devient inférieur au SMIC, l’employeur reste tenu de verser au moins le minimum légal. Les niveaux supérieurs de la grille ne sont pas pour autant relevés dans les mêmes proportions sans disposition conventionnelle correspondante.
La fiche de paie doit reprendre le taux horaire de 12,31 €
Pour les heures travaillées depuis le 1er juin 2026, le taux horaire brut constitue le repère central sur le bulletin de salaire. Pour un salarié majeur rémunéré au SMIC, la base de 12,02 euros ne pourra plus être utilisée pour les heures soumises au nouveau montant.
Un temps plein de 35 heures correspond généralement à une mensualisation de 151,67 heures. Pour les contrats à temps partiel, le calcul repose sur la durée prévue au contrat et sur les heures effectivement rémunérées.
La période couverte par le bulletin compte également. Une paie comportant des heures antérieures au 1er juin, des régularisations ou plusieurs périodes de référence peut afficher des lignes différentes. La date de réalisation des heures permet alors de déterminer le taux applicable.
Tous les éléments figurant sur le bulletin n’entrent pas de la même manière dans l’appréciation du minimum légal. Le salaire de base et certains avantages peuvent être pris en compte, tandis que les remboursements de frais, les majorations d’heures supplémentaires ou certaines primes spécifiques ne se confondent pas avec le salaire minimum de base.
Un taux resté à 12,02 euros peut justifier une demande de régularisation
Si un bulletin portant sur des heures travaillées depuis le 1er juin 2026 continue d’utiliser un taux horaire de 12,02 euros, la période rémunérée constitue le premier élément à contrôler.
Une comparaison avec le montant officiel permet ensuite d’identifier un éventuel écart. Le salarié peut demander une explication écrite au service de paie ou à son employeur, en indiquant la période concernée et le nouveau taux applicable.
Lorsqu’une erreur est confirmée, une régularisation peut être réclamée sur le bulletin suivant. La fiche de paie concernée doit être conservée. En cas de désaccord persistant, la convention collective, les représentants du personnel, un syndicat, le service de renseignement en droit du travail ou l’inspection du travail peuvent fournir les informations correspondant à la situation.
Le contrôle final repose sur trois éléments : la période de travail, le nombre d’heures rémunérées et le taux horaire brut de 12,31 €. Une ligne calculée à 12,02 € pour des heures effectuées après le 1er juin peut justifier une demande d’explication puis, si nécessaire, une régularisation.
Une hausse du SMIC ne décrit pas, à elle seule, l’évolution du budget réel : notre décryptage de l’inflation ressentie par les ménages montre pourquoi le panier de dépenses de chaque foyer peut s’écarter de l’indice moyen.

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